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Imaginez un peu que votre premier emploi soit celui de grouillot de Virginia Woolf. Nous sommes en 1926, à Londres, et Richard Kennedy, naïf adolescent de seize ans, doué pour le dessin, est mis en apprentissage dans la maison d''édition Hogarth Press, dont les patrons sont les redoutables mais fascinants Léonard et Virginia Woolf.Commencent alors de savoureuses mésaventures : Richard s''essaie à l''amour avec les femmes dissolues de la capitale (à seize ans!), s''efforce d''installer dans l''imprimerie une étagère qui ne tombera pas sur l''irascible Léonard (elle choit lamentablement) et se hasarde à prendre une décision importante concernant l''impression d''un des livres de Mrs Woolf (décision mal pensée, qui déclenchera une crise de nerfs chez son méthodique patron).Tout au long de cette joyeuse rétrospective, Kennedy nous offre un rare aperçu de l''univers de Bloomsbury, vu depuis l''entrée de service.Ce charmant récit sur le passage à l''âge adulte saisit au vol un moment béni de l''histoire de la littérature anglaise, certes, mais mieux encore, il capture cet instant magique dans la vie de tout adolescent, celui où il apprend soudain qu''un vaste monde est là, qui l''attend, et qu''en dépit des bévues qu''il pourra commettre, ce monde est accueillant et plein de promesses.Nous avons reproduit dans cette édition française les illustrations de l''auteur dans toute leur exubérance, notamment un désopilant poster pliant de la vie avec les Woolf, par la grande porte et par la petite.Une journée à marquer d''une pierre noire. Mes débuts ont mal tourné. Ce matin, LW m''a donné une lettre à taper à la machine, pour annoncer à un auteur qu''il refusait son manuscrit et le lui renvoyait. Je dois dire que la lettre en question était brève et pas vraiment gentille. LW estime que les gens savent écrire ou pas et que, s''ils ne savent pas, il est inutile de perdre son temps avec eux. La lettre ne faisait donc que deux lignes : « Cher Monsieur, nous regrettons de ne pouvoir accepter le manuscrit ci-joint. Bien à vous. » Il m''a fallu environ une heure pour la taper, sous le regard méprisant de miss Belcher. Je l''ai mise dans le casier de LW et, quand il est descendu après le déjeuner, il y a jeté un coup d''œil et puis il me l''a rendue en m''indiquant d''un doigt tremblant le mot « excepter », que j''avais écrit au lieu d''« accepter ».

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J'avais peur de Virginia Woolf, Richard Kennedy, John Randle, Beatrice Vierneisel, Bevis Hillier

Idioma
Publicado en
2007
Encuadernación
(Tapa blanda),
Estado del libro
Bueno
Precio
3,99 €

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Título
J'avais peur de Virginia Woolf
Idioma
Francés
Publicado en
2007
Formato
Tapa blanda
Páginas
125
ISBN10
2354060106
ISBN13
9782354060107
Serie
Etiquetas
Descripción
Imaginez un peu que votre premier emploi soit celui de grouillot de Virginia Woolf. Nous sommes en 1926, à Londres, et Richard Kennedy, naïf adolescent de seize ans, doué pour le dessin, est mis en apprentissage dans la maison d''édition Hogarth Press, dont les patrons sont les redoutables mais fascinants Léonard et Virginia Woolf.Commencent alors de savoureuses mésaventures : Richard s''essaie à l''amour avec les femmes dissolues de la capitale (à seize ans!), s''efforce d''installer dans l''imprimerie une étagère qui ne tombera pas sur l''irascible Léonard (elle choit lamentablement) et se hasarde à prendre une décision importante concernant l''impression d''un des livres de Mrs Woolf (décision mal pensée, qui déclenchera une crise de nerfs chez son méthodique patron).Tout au long de cette joyeuse rétrospective, Kennedy nous offre un rare aperçu de l''univers de Bloomsbury, vu depuis l''entrée de service.Ce charmant récit sur le passage à l''âge adulte saisit au vol un moment béni de l''histoire de la littérature anglaise, certes, mais mieux encore, il capture cet instant magique dans la vie de tout adolescent, celui où il apprend soudain qu''un vaste monde est là, qui l''attend, et qu''en dépit des bévues qu''il pourra commettre, ce monde est accueillant et plein de promesses.Nous avons reproduit dans cette édition française les illustrations de l''auteur dans toute leur exubérance, notamment un désopilant poster pliant de la vie avec les Woolf, par la grande porte et par la petite.Une journée à marquer d''une pierre noire. Mes débuts ont mal tourné. Ce matin, LW m''a donné une lettre à taper à la machine, pour annoncer à un auteur qu''il refusait son manuscrit et le lui renvoyait. Je dois dire que la lettre en question était brève et pas vraiment gentille. LW estime que les gens savent écrire ou pas et que, s''ils ne savent pas, il est inutile de perdre son temps avec eux. La lettre ne faisait donc que deux lignes : « Cher Monsieur, nous regrettons de ne pouvoir accepter le manuscrit ci-joint. Bien à vous. » Il m''a fallu environ une heure pour la taper, sous le regard méprisant de miss Belcher. Je l''ai mise dans le casier de LW et, quand il est descendu après le déjeuner, il y a jeté un coup d''œil et puis il me l''a rendue en m''indiquant d''un doigt tremblant le mot « excepter », que j''avais écrit au lieu d''« accepter ».