" A vous entendre, on croirait que Suburba est en prison ! Vous n'avez pas tout ce qu'il vous faut, peut-être ? Des cinémas, des salles de concert, des stades et je ne sais quoi encore... Mais enfin, papa, cria Lukas, on n'est pas faits pour vivre dans des cavernes comme aux débuts de l'humanité. " Réfugiés dans un monde souterrain depuis 2028 pour échapper aux grandes pollutions terrestres, les habitants de Suburba sont pour la plupart parfaitement adaptés à cette vie organisée pour eux : est-il vraiment impossible de retourner vivre à l'air libre ?
« Je n'ai plus que quelques minutes d'électricité par jour et je ne pourrai certainement plus t'envoyer de nouvelles avant un certain temps, mais não se preocupe, Talia, tudo bem. » Malgré ces mots rassurants de sa mère, Talia s'inquiète de l'absence de nouvelles depuis un mois et demi. Juana, sa mère, a choisi de s'installer seule dans une baraque au cœur de la forêt amazonienne, un choix qui semble de plus en plus risqué. En découvrant qu'Itawapa était au centre d'un projet de forages pétroliers, Juana a quitté son poste de professeur d'ethnologie pour aider Último, le dernier survivant d'une tribu indienne décimée. Talia se demande si cet homme est hostile ou amical, car personne n'a jamais réussi à le rencontrer. Déterminée à retrouver sa mère, elle se prépare à s'enfoncer dans 200 kilomètres carrés de forêt vierge, de marais et de terres inexplorées. L'auteur, Xavier-Laurent Petit, s'inspire d'un dossier sur l'Amazonie pour donner vie à cette histoire. Il évoque l'Índio do Buraco, dernier survivant d'une tribu qui refuse tout contact avec la civilisation, lui dédiant ainsi son œuvre.
Schulausgabe für das Niveau B2. Französischer Originaltext mit Annotationen
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Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers ... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre.
Réfugiés dans un monde souterrain depuis 2028 pour échapper aux grandes pollutions terrestres, les habitants de Suburba sont pour la plupart parfaitement adaptés à cette vie organisée pour eux. Certains pourtant s'interrogent : est-il vraiment impossible de retourner vivre à l'air libre ?
On ne vit pas à Santa Arena, où tout est sec, pauvre, désolé, sans espoir. On survit, et encore. Si on veut vivre, Il faut partir. Là-bas, de l'autre côté de la frontière, la grande ville des étrangers, les ranjeros, brille de tous ses feux. Là-bas, les hommes sont riches, les femmes ont la peau blanche et les yeux verts comme des dollars, et les cinémas racontent des histoires merveilleuses. Ils sont nombreux, ceux qui tentent le passage du cerco. Et rares, ceux qui réussissent. Moins de deux pour cent. Les autres sont abattus par la border patrol, ou bien s'en vont mourir de soif et d'épuisement dans le désert. De toute façon, avant d'espérer partir, il faut gagner mille dollars, le prix d'un passeur, l'équivalent de deux ans de travail à gratter les cuves puantes de la Chemical & Petrological Corporation. Personne n'a encore jamais dit à Adriana qu'elle avait de la chance. Mama Yosefa, la reine du bidonville, lui a juste dit un jour en la regardant dans les yeux : " Toi, tu mérites mieux. " Et Adriana a décidé qu'un jour, elle aussi aurait les yeux verts. Mais ce qui l'attend, de l'autre côté de la frontière, même un film des ranjeros n'aurait pas pu l'imaginer.
"L'aigle aveuglé referma lentement le bec, Galshan effleura son plumage.- Voilà ton aigle, Galshan. C'est avec toi qu'il va voler maintenant..."Galshan passe l'hiver chez son grand-père qu'elle connaît à peine, car il vit seul au coeur des steppes mongoles. En découvrant son fort caractère et les dures conditions de vie, Galshan s'inquiète des cent cinquante-trois jours à venir. Mais le dressage d'un aigle va leur permettre d'apprendre à se connaître...
Il y a quelques semaines encore, je grattais la guitare avec Jeremy dans le garage, en rêvant de gloire et de rock’n’roll pendant que P’pa, couché dans le cambouis, trafiquait ses moteurs.Il a fallu que nous croisions les sergents recruteurs, sur le parking du supermarché, un jour où nous avions soif de Coca.Ils lui ont promis qu’il aurait un bon job, qu’il construirait des ponts.Alors il a signé. «Le soldat spécialiste de première classe Jeremy O’Neil est définitivement affecté à la compagnie Sygma du 3e bataillon du 504e régiment de parachutistes de la 82e division aéroportée » dit le papier.En clair, ça veut dire que Jeremy part là-bas. Là où la guerre fait rage. Il y va pour tuer ou pour se faire tuer. On ne va pas le revoir avant des mois. Il a promis de m’écrire.Et tous ses mails, il les termine par cette formule : Be safe.
L'éditeur indique : "Les enfants de la guerre ne sont pas des enfants", dit la chanson d'Aznavour. Et c'est vrai, ils ne sont pas des enfants, les garçons et les filles d'Iran, d'IIrak, du Congo, d'Algérie, du Rwanda, du Liban, du Kosovo, et de tous les conflits de la planète. Ils sont des sujets d'actualité. Elle n'est pas une enfant, Nahalia, cette petite fille de quelques heures, née quelque part dans les Balkans avec une tache de vin sur le bras, une marque d'infamie, une malédiction, pendant la sécheresse et juste avant les premiers bombardements. Elle est un bouc émissaire. Il n'est pas un enfant, Jozef, son grand frère adolescent, qui a vu partir son père, pleurer sa mère et massacrer son instituteur, condamné pour désertion, un des seuls hommes du village à avoir voulu rester digne. Il est de la chair à canon, un numéro de camp d'entraînement. Ce roman leur donne la parole.