« “Sois raisonnable et humain !” m’a lancé Jean Kahn, mon père, avant de se donner la mort. Ai-je bien suivi ce fil d’Ariane qui m’a été offert ? Lorsque beaucoup du ruban de la vie a déjà été déroulé, on se retourne parfois pour en juger l’aspect. J’en ai ressenti le besoin pour apprécier la cohérence d’un parcours, confronté aux questions, situations, dilemmes, engagements et combats auxquels j’ai été mêlé. Encore en cette année 2020, j’ai eu à prendre position et à analyser la crise sanitaire de la Covid-19. En tant que Président de la Ligue nationale contre le cancer, mobilisé pour la protection des personnes malades et spécialiste du sujet. Et en tant que citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la “voie bonne” en tout domaine : la politique, la violence, le Progrès, les technologies, la vie humaine…La route a déjà été longue, semée d’embûches comme toute existence, souvent contournée, presque un labyrinthe. Cependant, j’avais, comme Thésée, mon fil d’Ariane. À moi aussi, il a été confié par amour. L’ai-je toujours tenu ? »Axel Kahn
On les connaissait tous deux pour leur engagement en faveur d'une science à visage humain et pour leur exceptionnelle capacité à rendre accessibles les découvertes les plus récentes en biologie. Mais on ne les savait pas si différents sur beaucoup de points, et ce dialogue leur donne l'occasion de débattre. Ce qui les sépare ? Le besoin qu'a l'un de croire et l'agnosticisme de l'autre. Ce qui les réunit ? Une même conviction que le programme génétique, pour capital qu'il soit, n'écrit le destin ni des individus ni des sociétés, que l'avenir est ouvert et que l'aventure humaine dépend de chacun de nous. Rarement dialogue aura été aussi vivant, aussi inattendu : on y entre avec gourmandise, on le suit avec passion et on l'achève avec le sentiment d'avoir été admis dans l'intimité de deux grands savants humanistes.
L'homme pourra-t-il, lui aussi, régénérer naturellement tout ou partie de son corps si complexe ? Pourrons-nous faire repousser des tissus ou même des organes entiers ? Les paralytiques pourront-ils remarcher ? Et, si l'on pousse plus loin, pourrons-nous vivre éternellement ? L'apparition de techniques scientifiques ultramodernes, telles que la génomique, la thérapie génique, la biologie cellulaire ou le clonage thérapeutique, laissent penser que la régénération d'une partie du corps humain est désormais chose possible. Mais les questions soulevées demeurent nombreuses, d'ordre scientifique autant qu'éthique. Ce livre novateur et à la pointe des dernières découvertes fait la synthèse des avancées dans un domaine encore méconnu du grand public, mais qui mobilise - et fait jubiler - toute une population de scientifiques et de médecins : la médecine régénératrice.
Axel Kahn marcheur ? On le savait généticien, médecin, humaniste. On le découvre ici randonneur de haut niveau, capable d'avaler deux mille kilomètres en parcourant « sa » France, de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque. Itinéraire buissonnier qui le conduit de la vallée de la Meuse à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Vézelay, le Morvan, la Haute-Loire, les Causses et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce livre est tout à la fois un carnet de voyage drôle et rêveur, une sorte de manuel d'histoire, où remontent à notre mémoire certains lieux historiques, ainsi qu’une réflexion sur l'état de notre pays, la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. C’est aussi l'occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui racontent chacun un bout de la France d'aujourd'hui, celle dont on n'entend jamais parler.
Comme en 2013, Axel Kahn a parcouru au printemps 2014 la France en diagonale: depuis la Pointe du Raz, en Bretagne, jusqu'a Menton et la Mediterranee, cette fois. Tout differe cependant entre ces deux periples, a commencer par la difficulte du second, qui s'est apparente a une epreuve physique que le marcheur n'a pas toujours ete certain de mener a son terme. Il a parcouru, souvent hors tout chemin balise, 2 057 km, et, surtout, il a gravi 43 000 m... et descendu autant ! Cette fois, le periple a ete un vrai voyage au bout de soi, que des genoux douloureux et une epaule deboitee ne sont pourtant pas parvenus a ecourter. Un voyage interieur, aussi. Par ailleurs, les regions traversees cette annee sont apparues moins eprouvees par les crises que celles du nord-est de la France, leur dynamisme mieux conserve semblant aller de pair avec la vigueur de l'attachement des habitants a l'identite de leurs territoires. Comme Pensees en chemin, Entre deux mers est un recit de voyage passionnant, poetique et drole, celui d'un marcheur epris de beaute. Axel Kahn ne manque aucune occasion de rencontres et de debats, a chaque etape. Son livre est riche de reflexions politiques sur la France reelle, celle des gens, ses difficultes mais aussi ses atouts et ses espoirs.
Les manipulations génétiques, le clonage, les bio et nanotechnologies, redessinent de manière accélérée les frontières de l'humain. Hommes en série, bébés à la carte, " humanimaux ", cyborgs, doubles virtuels : à sa sortie de la nouvelle Grande Fabrique du Vivant, " l'Homo futuris " sera-t-il toujours humain.
Dewi et Eka sont de vraies jumelles nées dans la province sud du Kalimantan, à Bornéo. La première est sauvée d'un effroyable incendie. La seconde, que tout le monde pense morte dans l'accident, est récupérée par une femelle orang-outan qui va l'élever. Dewi sera l'une des femmes les plus brillantes de sa génération, et recevra le prix Nobel de physiologie et de médecine. Eka, bien que recueillie dans une société humaine à dix ans, restera une enfant sauvage souffrant d'un grave retard mental. Elle mourra misérablement. Les deux soeurs ont pourtant les mêmes gènes. Comment Dewi a-t-elle pu développer les outils d'un épanouissement pleinement humain ? Quelles en furent les étapes et les conditions ? Pourquoi cela n'a-t-il pu s'enclencher chez Eka ?
Dieses Buch bietet wertvolle Einblicke von erfolgreichen Autoren und Unternehmern, die ihre persönlichen Werte und Erfahrungen teilen. Es zeigt, wie sie Verantwortung übernehmen und als Vorbilder fungieren, um die nächste Generation zu inspirieren und zu motivieren. Ein Leitfaden für alle, die ihren eigenen Weg zum Erfolg finden wollen.
À l'heure de la révision des lois sur la bioéthique, le grand scientifique revient sur son parcours intellectuel et donne sa vision des principes fondateurs de l'éthique.Le célèbre généticien, aujourd'hui président de l'université Paris-V, revisite dans ce nouvel ouvrage les fondements de sa réflexion éthique, à la lumière de sa propre vie. Il prévient d'emblée que l'éthique c'est [sa] " deuxième nature " et qu'il est " incapable d'être politiquement correct "." Tu sais, Axel, un petit garçon bien ne peut pas dire ça. " En citant cette phrase prononcée par son père, après qu'il a, enfant, proféré une injure raciste, Axel Kahn nous fait découvrir, par des éléments biographiques fondamentaux, comment s'est forgée ce qu'il nomme son " édification morale ". Nous comprenons mieux l'influence de sa famille et d'un père adoré, de ses frères, mais aussi d'une mère dont il découvrit la grande intelligence... vers la fin de sa vie. Nous mesurons aussi l'influence d'une éducation chrétienne, puis de son engagement communiste (" camarade docteur ", années 60-80). Ainsi que de son engagement tout court, en tant que médecin, notamment au service des urgences, et lors de son service militaire en Afrique.Face à la marée montante du phénomène de " génétisation " et de " biologisation " de la société, il faut offrir un rempart solide. Médecin devenu chercheur, puis personnalité scientifique très médiatique, Axel Kahn continue, à sa manière, d'être un rebelle, et de cultiver son indépendance d'esprit. Son opposition à un certain discours scientiste, son affirmation que " la valeur scientifique d'une innovation ne la justifie pas sur le plan moral " (clonage thérapeutique), lui a certainement barré les portes de l'Académie, nous confie-t-il. En revanche, cela lui a gagné le cœur des innombrables lecteurs et auditeurs de ses multiples conférences. En tant qu'intellectuel, il sait la responsabilité qu'il continue d'avoir en répondant aux questions très diverses qui inquiètent nos contemporains : faut-il condamner des mères porteuses ? Comment lutter contre la " marchandisation " du corps humain ? Que penser de l'euthanasie ?... Au nom de la " réflexivité " (on ne fait pas à l'autre ce qu'on ne voudrait pas qu'on vous fasse à vous-même), son credo ne varie pas : " Ce qui m'importera toujours, c'est l'importance de l'autre, le combat pour la promotion de l'homme, contre sa stigmatisation. "