Le monde est témoin de l'accueil glacial qu'Ingrid Betancourt a réservé à Juan Carlos Lecompte, le 2 juillet 2008, après sa libération. Pendant 6 ans, 4 mois et 9 jours, son mari s'est pourtant démené pour la faire libérer. Dès le lendemain, Ingrid décide de repartir en France. Sans lui. Il ne la reverra plus. Six mois plus tard, elle demande le divorce. Jamais elle ne lui a dit pourquoi. Jamais elle n'a pris de ses nouvelles. Juan Carlos Lecompte ne reconnaît plus celle qu'il a aimée. Pour la première fois, il raconte toute leur histoire, de leur engagement politique, à leur amour brisé par l'enlèvement, en passant par la douleur de la séparation, les tensions familiales et l'acharnement médiatique. Un livre choc et personnel, documenté et émouvant qui fait le récit de leur couple. « Une fois pour toutes, pour enfin tourner la page. »
Juan Carlos Lecompte Orden de los libros (cronológico)


Au nom d'Ingrid
- 221 páginas
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23 février 2002, sud de la Colombie : Ingrid Betancourt, candidate à la présidence de la République, est enlevée en pleine campagne électorale par un mouvement guérillero. Depuis ce jour, détenue quelque part dans la jungle, elle partage le sort de trois mille autres " kidnappés ". Pions dans un vaste et tragique jeu de pouvoir, ils subissent une captivité qui peut les mener à la mort. Rien ne destinait Juan Carlos Lecompte, l'époux d'Ingrid, à ce combat quotidien pour faire libérer sa femme, " punie " pour avoir voulu faire entendre une autre voix, une voix citoyenne, une voix d'intégrité, là où on n'entend, le plus souvent, que le bruit des armes. C'est la chronique de ces trois années de lutte que nous livre Juan Carlos Lecompte. Son récit vibrant et passionné dessine en creux le portrait d'une femme d'exception et brosse le triste tableau d'un pays comme prédestiné à la tragédie. Mais ce cri lancé au nom d'Ingrid est aussi un cri d'espoir, pour elle comme pour tous les otages. Pour que cesse l'hypocrisie. Pour que s'ouvrent des négociations. Pour que ce troisième anniversaire de son enlèvement soit aussi l'heure de sa libération.