Ces mémoires débutent comme un conte, se poursuivent avec le témoignage d'une enfance difficile et se terminent par une chronique des milieux artistiques parisiens sous l'Occupation. Yvette Szczupak-Thomas, née en 1929, orpheline, a vécu jusqu'à 9 ans auprès de sa « maman Blanche », une femme généreuse. L'Assistance publique l'arrache à son enfance, marquée par des familles d'accueil brutales ou misérables. Les 173 premières pages relatent ce parcours tumultueux, où la fillette, blessée, survit à un chemin de croix. Soixante ans plus tard, elle écrit sur la souffrance d'un enfant qui, ayant frôlé la mort, ne retrouvera jamais ses forces. Adoptée par un couple parisien, Christian Zervos, éditeur et galeriste, et sa femme Yvonne, elle découvre un monde d'extravagance et de célébrités artistiques. Bien qu'elle craint l'abandon, elle apprend énormément sur l'art et la complexité humaine. Son récit, rempli de néologismes enfantins, se transforme en une chronique brillante du milieu artistique. Elle côtoie des figures comme Picasso, qui, reconnaissant sa douleur, lui donne des cours de dessin. Les tensions familiales et les secrets, notamment avec René Char, compliquent son adolescence. La guerre offre à Zervos des opportunités douteuses, tandis qu'Yvette, résistante, découvre son identité juive à la Libération. Elle émigre en Israël en 1950, où elle écrira ses mémoires en 1999. Ce témoignage exceptionnel, passionnel et intelligent,
Yvette Szczupak-Thomas Orden de los libros (cronológico)
