Impossible de faire marche arrière. J''étais enfin prête à accoucher.―Donnez-moi quinze minutes que je me refasse une beauté, ai-je plaisanté.Mais la plaisanterie avait assez duré, comme me l''a fait remarquer une sorte de caporal, bonne sœur recyclée chez les infirmières, qui servait le même catéchisme à toutes les futures mamans. Elle les confondait les unes avec les autres et avait inventé à leur intention un cri de POUSSE, MAMAN!Lorsque pour la huitième fois elle me servit son célèbre POUSSE, MAMAN!, je lui ai lancé sur un ton furibond :―Cessez de m''appeler Maman. Mon nom est Joséphine !―Ça sert à rien de crier, Maman, si tu pousses pas en même temps, a-t-elle rétorqué.Maman last call est un récit à la première personne. Nathalie Petrowski y donne la parole à une femme issue du baby boom, de celles qui ont tant contesté l''esclavage de la maternité. Cette femme raconte qu''elle a conçu - malgré elle - un enfant et dit pourquoi elle l''a gardé - malgré Oriana Fallaci.Maman last call, c''est aussi désormais un film de François Bouvier, mettant en vedette Sophie Lorain et Patrick Huard.
Nathalie Petrowski Libros
