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Mme de Sévigné est devenue un grand écrivain presque sans le vouloir et sans le savoir. Ses lettres sont nées de sa conversation, vive, enjouée, coulant de source, dont elle a su conserver, à l'intention de ses correspondants, la succulente spontanéité. Lettres de la ville, lettres de la cour, lettres de Bretagne, lettres au cousin Bussy. Lettres surtout à sa fille, les plus belles après le départ de Mme de Grignan pour la Provence où son mari était nommé lieutenant-général. "La passion parle là toute pure", comme aurait dit Alceste et comme le dira un personnage de Proust : "Ce que ressentait Mme de Sévigné pour sa fille peut prétendre beaucoup plus justement ressembler à la passion que Racine a dépeinte dans Andromaque ou dans Phèdre que les banales relations que le jeune Sévigné avait avec ses maîtresses." Une originalité de cette édition : elle ne propose que des lettres authentiques, dont les manuscrits sont connus, alors que le Sévigné fictif ou approximatif a pullulé depuis la première édition des lettres de la marquise en 1725.
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Classiques Larousse: Lettres choisies, Marie de Rabutin-Chantal de Sévigné, Emile Feuillâtre
- Idioma
- Publicado en
- 1971
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- (Tapa blanda),
- Estado del libro
- Bueno
- Precio
- 2,49 €
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- Título
- Classiques Larousse: Lettres choisies
- Idioma
- Francés
- Editorial
- Larousse
- Publicado en
- 1971
- Formato
- Tapa blanda
- Páginas
- 104
- ISBN10
- 2038701709
- ISBN13
- 9782038701708
- Serie
- Etiquetas
- No ficción, Historias reales, Biografías, Autobiografías y memorias, Francia, Literatura francesa, Biografías de mujeres, Siglo XVII
- Calificación
- 4 de 5
- Descripción
- Mme de Sévigné est devenue un grand écrivain presque sans le vouloir et sans le savoir. Ses lettres sont nées de sa conversation, vive, enjouée, coulant de source, dont elle a su conserver, à l'intention de ses correspondants, la succulente spontanéité. Lettres de la ville, lettres de la cour, lettres de Bretagne, lettres au cousin Bussy. Lettres surtout à sa fille, les plus belles après le départ de Mme de Grignan pour la Provence où son mari était nommé lieutenant-général. "La passion parle là toute pure", comme aurait dit Alceste et comme le dira un personnage de Proust : "Ce que ressentait Mme de Sévigné pour sa fille peut prétendre beaucoup plus justement ressembler à la passion que Racine a dépeinte dans Andromaque ou dans Phèdre que les banales relations que le jeune Sévigné avait avec ses maîtresses." Une originalité de cette édition : elle ne propose que des lettres authentiques, dont les manuscrits sont connus, alors que le Sévigné fictif ou approximatif a pullulé depuis la première édition des lettres de la marquise en 1725.





