Tahar Ben Jelloun es un escritor marroquí cuyas obras están escritas en francés, aunque su lengua materna es el árabe. Se dio a conocer principalmente por su novela de 1985. Su escritura a menudo profundiza en temas de identidad, exilio y encuentros culturales. Residiendo en París, sus contribuciones literarias son celebradas por su estilo distintivo y sus profundas perspectivas sobre la condición humana.
"El niño de arena" cuenta la historia de Mohamed Ahmed, que siendo niña es educada como un niño debido al deseo insatisfecho de su padre de tener un hijo varón. El conflicto entre la naturaleza real y la naturaleza ficticia del protagonista es narrado sucesiva y diferentemente por distintas voces, procedimiento enraizado en la tradición literaria oral del mundo musulmán y que remite inevitablemente a Las mil y una noches
Después de los atentados de las Torres Gemelas de Nueva York, de la estación de Atocha de Madrid, del metro de Londres, de la revista" Charlie Hebdo" de París, de las crueles ejecuciones del Daish en Siria, de la amenaza islamista en Libia, Nigeria, el Sahel... ¿Debemos tener miedo al Islam? ¿Es una religión violenta y antidemocrática por naturaleza? Tahar Ben Jelloun nos da la respuesta a través de una conversación con su hija, francesa y musulmana como tantos jóvenes en Europa. De forma sencilla, nos aclara los orígenes del Estado Islámico, de cómo y por qué captan jóvenes en las redes, del integrismo religioso y de la oposición al mismo de la gran mayoría de los musulmanes que lo ve como una desfiguración de la verdadera fe en Alá y de su mensaje de paz, de la belleza del Corán y de los valores del islam... Repasa la situación en Oriente Próximo, en Túnez, en Turquía..., de la mujer en las sociedades musulmanas. Nos habla de la yihad, del laicismo, la tolerancia, la democracia... Al mismo tiempo que nos hace reflexionar sobre el desinterés de los europeos sobre la situación económica y social de los jóvenes musulmanes, inmigrantes de primera y segunda generación, que pueblan nuestras ciudades.
Ben Jelloun crafts a horrific real-life narrative into fiction to tell the appalling story of the desert concentration camps in which King Hassan II of Morocco held his political enemies under the most harrowing conditions.
An innocent man's gripping personal account of terrifying confinement by the Moroccan military during the reign of a formidable twentieth-century despot In 1967 Tahar Ben Jelloun, a peaceful young political protestor, was one of nearly a hundred other hapless men taken into punitive custody by the Moroccan army. It was a time of dangerous importance in Moroccan history, and they were treated with a chilling brutality that not all of them survived. This powerful portrait of the narrator's traumatic experience, written with a memoirist's immediacy, reveals both his helpless terror and his desperate hope to survive by drawing strength from his love of literature. Shaken to the core by his disillusionment with a brutal regime, unsure of surviving his ordeal, he stole some paper and began secretly to write, with the admittedly romantic idea of leaving some testament behind, a veiled denunciation of the evils of his time. His first poem was published after he was unexpectedly released, and his vocation was born.
The narrative delves into the challenges of interracial marriage within Islamic Moroccan society, focusing on Amir's "pleasure marriage" to Senegalese Nabou. Their union not only defies societal norms but also triggers familial discord, leading to a cycle of tragedy that affects future generations. Through this poignant exploration of love and cultural tensions, the story highlights the complexities of identity and acceptance.
Dans Jour de silence à Tanger, l'écrivain marocain entre dans la peau de son père pour lui offrir un superbe monologue sur la vie, le temps, la vieillesse, qui est aussi une chronique, au quotidien, d'un demi-siècle au Maroc. Le héros du livre est un homme fatigué, tourmenté par cette savante bronchite qui l'accompagne à chaque pas, qui lui coupe le souffle parfois, qui le ronge, témoignage cruel de cet abandon du corps, moins souple, moins fort qu'hier, se refusant aux ordres que l'esprit lui donne. Du coup l'esprit, justement, se retrouve seul pour courir, traversant en tous sens l'espace environnant, s'accrochant aux objets, rebondissant contre les souvenirs, glissant contre les images glacées de photographies, s'arrêtant soudain aux rêves et aux désirs enfuis, ouvrant d'anciennes blessures jamais refermées, apercevant soudain, dans la litanie des amis défunts, la mince possibilité d'une rencontre qui ressusciterait un élan disparu. " L'ennui, c'est quand la répétition des choses devient lancinante, c'est lorsque la même image s'appauvrit à force d'être toujours là. L'ennui, c'est cette immobilité des objets qui entourent son lit, des objets aussi vieux que lui ; même usés, ils sont toujours là, à leur place, utiles, silencieux. Le temps passe avec une lenteur qui l'agace. " Est-ce le temps, ou l'impossibilité de le remplir ? Est-ce sa lenteur ? Ou les délais que prennent tous ses désirs pour être satisfaits ? Le vieil homme, dans le silence de l'ennui, remâche sa vie : les mêmes erreurs, les mêmes reproches, les mêmes blessures. Pas nombreuses, mais fondamentales : son départ de Fès pour Tanger, d'abord. "Il parle d'éloignement et même d'exil… Pour guérir, il suffirait de quitter cette ville. Aller à Fès, descendre à la médina, retrouver la ruelle où il est né, ne plus s'encombrer de nostalgie, compagne des microbes… " La trahison de son beau-fils, ensuite : " J'étais déjà arrivé à l'âge de la fatigue. J'avais mis tous mes espoirs dans ses mains. Je voulais être secondé, aidé et enfin réussir, car tout ce que j'avais entrepris dans le Nord ou à Fès avait périclité. Le Traitre me quitta et préféra dépenser son intelligence et son énergie chez mes neveux, concurrents et adversaires. " Qu'importe qu'il lui ait lui même fait épouser une de ses nièces ! La trahison du fils de sa femme est plaie la plus vive qui lui ait été infligée. Sans rémission, sans pardon, sans issue, il sait qu'elle est, au secret de lui-même, l'une des causes de la maladie qui le ronge. Et l'effondrement de son univers, qui peu à peu a basculé de l'autre côté, dans le silence, comme le prouve la lecture de ce carnet d'adresses, ou de ce livre de bord, où tous les noms, tous les événements, tous les petits faits de son existence sont consignés, car il garde tout, pour pouvoir retrouver les bribes des moments passés. L'amour que Tahar Ben Jelloun porte à ce père lointain et solitaire, railleur et cruel en paroles, transparaît tout au long de ces pages où il fait parler le vieil homme, avec une indulgence triste : " Il suffit parfois d'un mot, d'un geste pour le rendre bon, émouvant, heureux. Au fond, sa méchanceté est superficielle ; elle est faite de mots et de calembours, et les mots bien souvent dépassent sa pensée. " Jusqu'au jour où soudain le ciel bleu remplace la grisaille du brouillard de Tanger, et le vent, jusqu'au jour où soudain cette femme passe, qui l'invite à dévaler avec elle, sur son vélo, les pentes de cette ville, et soudain une prairie, et soudain la lumière… L'image ultime que le vieil homme aura gardé sera celle de ce rêve ensoleillé, et de cette accélération qui ressemble à un envol. Parce qu'il aura gardé vifs, jusqu'au bout, ses élans et ses désirs. Juste, émouvant, réaliste et ironique, " Jour de silence à Tanger " est un magnifique et tendre hommage d'un grand écrivain à son père.
Der marokkanische Schriftsteller Tahar Ben Jelloun ist ein bedeutender Vertreter der französischsprachigen Literatur aus dem Maghreb. Seine Kinderbücher, die Bestseller wurden, behandeln zentrale Themen wie Fremdheit und den Islam. Ben Jelloun lebt mit seiner Familie in Paris und Marokko. Der Illustrator Charley Case, ein junger belgischer Künstler und Weltenbummler, hat bereits das erste Kinderbuch des Autors illustriert. Dr. Heiner Geißler, geboren am 3. März 1930, war ein einflussreicher Politiker und Sozialreformer in Deutschland. Nach seinem Studium der Philosophie und Rechtswissenschaften war er Richter und später Minister in Rheinland-Pfalz sowie Bundesminister für Jugend, Familie und Gesundheit. Er setzte zahlreiche sozialpolitische Neuerungen um, darunter die Einführung von Sozialstationen und Erziehungsgeld. Als Generalsekretär der CDU modernisierte er die Partei. Zu seinen bekanntesten Werken zählen Titel wie „Die Neue Soziale Frage“ und „Abschied von der Männergesellschaft“. Geißler war auch ein begeisterter Bergsteiger und Gleitschirmflieger. Er verstarb am 12. September 2017.