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« Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie sans gaieté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible [...]. Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière [...]. Elle pousserait la porte d'un café au coin d'une étroite place endormie, s'installerait près de la fenêtre, à côté d'un calorifère. La patronne lui apporterait une tasse de thé. Et en regardant, derrière la vitre, la face tranquille des maisons à colombages, la femme murmurerait tout bas : "C'est la France... Je suis retournée en France. Après... après toute une vie." »
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Le testament français, Andreï Makine
- Idioma
- Publicado en
- 1997
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- (Tapa blanda)
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- Título
- Le testament français
- Idioma
- Francés
- Autores
- Andreï Makine
- Editorial
- Mercure de France
- Publicado en
- 1997
- Formato
- Tapa blanda
- ISBN10
- 2070401871
- ISBN13
- 9782070401871
- Etiquetas
- Ficción, Tema histórico, Historias reales, Biografías, Amor, Autobiografías y memorias, Francia, Prosa bélica, Guerras, Segunda Guerra Mundial, Cuentos, Muerte, Novelas sociales, Rusia, Literatura francesa, Memorias, Escritura, Jóvenes, Literatura rusa, Fotos, París, Primera Guerra Mundial (1914–1918), Abuela, Siberia, Premio Goncourt
- Primera publicación
- 1995
- Título original
- Le testament français
- Calificación
- 3,85 de 5
- Descripción
- « Je me souvenais qu'un jour, dans une plaisanterie sans gaieté, Charlotte m'avait dit qu'après tous ses voyages à travers l'immense Russie, venir à pied jusqu'en France n'aurait pour elle rien d'impossible [...]. Au début, pendant de longs mois de misère et d'errances, mon rêve fou ressemblerait de près à cette bravade. J'imaginerais une femme vêtue de noir qui, aux toutes premières heures d'une matinée d'hiver sombre, entrerait dans une petite ville frontalière [...]. Elle pousserait la porte d'un café au coin d'une étroite place endormie, s'installerait près de la fenêtre, à côté d'un calorifère. La patronne lui apporterait une tasse de thé. Et en regardant, derrière la vitre, la face tranquille des maisons à colombages, la femme murmurerait tout bas : "C'est la France... Je suis retournée en France. Après... après toute une vie." »




