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La société romaine

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Oui, les classes sociales sont un fait considérable ; mais il est un type de classes dont la composition change entièrement à chaque génération et qui sont de simples couloirs de passage pour les individus ; c'est le cas des affranchis romains, qui ne sont pas des " parvenus "puisqu'ils n'arrivent qu'à une place imaginaire. Oui, on lit les Bucoliques de Virgile, Tityre, un des poèmes les plus célèbres du monde : mais on se trompe depuis vingt siècles sur son véritable sens. Oui, les cathédrales, cette bible des illettrés ; mais combien de passants ont jamais regardé le décor imagé de la colonne Trajane, et pendant combien de secondes ? Aucun, puisque les sculptures n'en sont pas discernables ; et si la propagande parle aux gens, le faste, lui, se déroule devant les gens, en leur disant que ce n'est pas à eux qu'il s'adresse. Oui, le paganisme épuisé a été remplacé par le christianisme ; mais il était si peu épuisé qu'il se trouvait en plein renouvellement, sans que les trop fameuses " religions orientales " y soient pour grand-chose.A travers une série d'études précises, qui prennent leur départ aussi bien dans la législation que dans la lecture des poètes, il s'agit ici de remettre en chantier l'image que nous nous faisons de la société romaine, beaucoup moins simple qu'on ne nous l'a appris. Si écrire tout cela passe pour " provocation intellectuelle ", c'est aux " provoqués " de s'interroger.

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La société romaine, Paul Veyne

Idioma
Publicado en
1991
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(Tapa blanda)
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Título
La société romaine
Idioma
Francés
Autores
Paul Veyne
Editorial
Seuil
Publicado en
1991
Formato
Tapa blanda
Páginas
348
ISBN10
2020129876
ISBN13
9782020129879
Serie
Calificación
3,35 de 5
Descripción
Oui, les classes sociales sont un fait considérable ; mais il est un type de classes dont la composition change entièrement à chaque génération et qui sont de simples couloirs de passage pour les individus ; c'est le cas des affranchis romains, qui ne sont pas des " parvenus "puisqu'ils n'arrivent qu'à une place imaginaire. Oui, on lit les Bucoliques de Virgile, Tityre, un des poèmes les plus célèbres du monde : mais on se trompe depuis vingt siècles sur son véritable sens. Oui, les cathédrales, cette bible des illettrés ; mais combien de passants ont jamais regardé le décor imagé de la colonne Trajane, et pendant combien de secondes ? Aucun, puisque les sculptures n'en sont pas discernables ; et si la propagande parle aux gens, le faste, lui, se déroule devant les gens, en leur disant que ce n'est pas à eux qu'il s'adresse. Oui, le paganisme épuisé a été remplacé par le christianisme ; mais il était si peu épuisé qu'il se trouvait en plein renouvellement, sans que les trop fameuses " religions orientales " y soient pour grand-chose.A travers une série d'études précises, qui prennent leur départ aussi bien dans la législation que dans la lecture des poètes, il s'agit ici de remettre en chantier l'image que nous nous faisons de la société romaine, beaucoup moins simple qu'on ne nous l'a appris. Si écrire tout cela passe pour " provocation intellectuelle ", c'est aux " provoqués " de s'interroger.